Archive pour la catégorie 'Démocratie'

Socialistes et écologistes : les chocs culturels d’une alliance

Article paru dans le dernier numéro de février de la revue Esprit:

À la mi-novembre 2011, le parti socialiste et Europe Écologie-les Verts signaient un accord de mandature pour 2012-2017. Cet accord a marqué un moment important de la précampagne et est appelé, en cas de victoire de la gauche, à orienter les choix politiques d’une présidence d’alternance. Aussi les difficultés de son élaboration comme les critiques qui ont accueilli sa présentation permettent-elles de saisir le moment politique dans lequel nous sommes et les difficultés des deux grandes sensibilités de gauche à formuler des projets communs, alors même que la crise sociale, économique et environnementale actuelle appelle une rencontre et une reformulation des cultures politiques propres à chacune de ces sensibilités. Membre de la délégation d’Europe Écologie-les Verts sur la partie programmatique de l’accord dès avril 2011, ancienne socialiste, j’ai souhaité livrer à chaud quelques réflexions sur cet accord, non pour en donner une interprétation « faisant foi » mais afin de m’interroger sur la perspective qu’ouvre ce processus et le sens à donner aux nombreuses réactions qu’il a suscitées.

Un accord législatif en période présidentielle

Des accords entre socialistes et écologistes, il y en a déjà eu dans le passé. Mais le contexte de crise change la donne et le calendrier électoral impose des choix. En effet, les résultats électoraux des écologistes sont en nette progression depuis 2009 et le lancement d’Europe Écologie. En l’absence d’une évolution du mode de scrutin, cette progression ne pouvait cependant se poursuivre pour les élections législatives. Quant à l’élection présidentielle, elle leur a toujours été défavorable. C’est donc un cycle électoral plutôt négatif qui attendait les écologistes sans une alliance avec les socialistes. L’intérêt des socialistes à nouer un accord, pour être moins immédiatement perceptible, n’en était pas moins réel : l’alliance par anticipation donnait à voir les contours d’une nouvelle majorité, co-responsable dans les décisions difficiles (ce n’est pas un hasard si l’accord prévoit la solidarité sur le budget et le financement de la Sécurité sociale). D’avril à novembre 2011, deux négociations se sont tenues en parallèle. L’une sur le contenu de ce que pourrait être cet accord de mandature, l’autre de nature électorale, avec la volonté pour les écologistes de pouvoir constituer a minima en 2012 un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale avec un objectif affiché de trente à quarante députés.

Sur le plan programmatique, des groupes de travail composés à parité de socialistes et d’écologistes ont débattu sur les principaux thèmes de cette négociation : énergie et infrastructures, économie et questions sociales, institutions et réforme de l’État et des collectivités locales, éducation et culture, questions relatives au lien social (dont l’immigration et la santé), questions internationales et de défense. L’Europe, souvent évoquée, a été traitée simultanément dans les groupes sur l’économie et les institutions. Les groupes ont travaillé de manière classique sur la définition d’un diagnostic, l’élaboration de propositions et l’identification des points difficiles relevant d’un arbitrage politique. Sans surprise, ceux-ci portaient essentiellement sur l’énergie (arrêt du nucléaire) et les institutions (introduction de la proportionnelle pour les élections législatives). Des différences d’approche ont été perceptibles sur l’éducation, sur la présidentialisation du régime, sur l’immigration. Mais elles n’ont jamais conduit à remettre en cause des valeurs et un diagnostic communs sur la situation économique et sociale de la France.

À peine conclu, l’accord suscitait déceptions, indignation et remous. L’AFP titrait sur un texte a minima. Mediapart révélait que les socialistes, craignant des difficultés sociales insurmontables pour la reconversion de la filière, avaient retiré sans en faire part aux écologistes un paragraphe sur le combustible MOX. Une véritable campagne de la presse conservatrice se déclenchait sur le thème de l’irresponsabilité de François Hollande et des socialistes, accusés d’avoir cédé aux « écolos dingos » en bradant le modèle industriel français et des centaines de milliers d’emplois. Jean-François Copé entamait une lecture minutieuse de l’accord, sommant point par point François Hollande et les socialistes de marquer leurs distances par rapport au texte et de reconnaître qu’ils s’étaient laissés aller à des alliances d’appareil. Chez les écologistes, même si l’accord était adopté à une large majorité par les instances du parti, certains militants faisaient part de leur désappointement devant un texte qui, à leurs yeux, tournait le dos au projet écologiste pour quelques circonscriptions. Eva Joly elle-même avouait son malaise. Enfin, côté socialiste, des voix s’élevaient contre l’accord électoral, et la montée de François Bayrou dans les sondages conduisait à s’interroger sur le bien-fondé d’une alliance qui, dans ces conditions, ne constituait pas un atout évident pour les présidentielles.

Une rencontre contre-nature ?

Cet accord peut-il introduire une logique d’alliance durable entre socialistes et écologistes ? À l’évidence, le contexte de crise économique et financière a joué un rôle important dans le scepticisme qui a accueilli le texte. Alors que chaque proposition avancée par un candidat à la présidentielle est immédiatement questionnée sous l’angle du « comment faire sans creuser le déficit des finances publiques ? », cette esquisse d’un programme de mandature plus de six mois avant les législatives n’a pas été complètement prise au sérieux. Trop d’ambition est vite lue aujourd’hui comme suspecte, ou au mieux comme une abstraction, un exercice de prospective irréel… Pourquoi associer aussi étroitement programme et accord électoral si ce n’est pour habiller la distribution des places ? Cette vision cynique traduit aussi les grands stéréotypes de notre théâtre politique : le contenu n’y est qu’un décor, les mots sonnent creux avant même d’être écrits, etc. Mais n’est-ce pas faire là un procès d’intention à une initiative qui assume de vraies ambitions ? Alors que la gauche s’est vue si souvent accusée de ne pas être vraiment différente de la droite lorsqu’elle est aux affaires, ce texte, qui choisit d’aborder à la fois la question des valeurs et celle de la mise en oeuvre concrète d’un projet de gauche, prend justement le risque d’entrer dans le réel.

Nombre de réactions défavorables s’expliquent également par la contradiction entre une logique parlementaire, celle de l’accord, et une logique présidentielle, celle que revêt de plus en plus la pratique de la Ve République. L’inversion du calendrier électoral, alors que les mandats présidentiel et législatif ont la même durée, a accentué cette présidentialisation. La pratique sarkozyste en a également été un élément essentiel. Mais surtout, les primaires citoyennes, en mobilisant trois millions d’électeurs, ont introduit un facteur inédit de présidentialisation à gauche. Le calendrier a aussi participé au malentendu. Conclu quelques mois plus tôt, à l’été 2011, l’accord aurait reçu un accueil plus favorable. Mais aurait-il alors pu être approuvé par les deux partis, compte tenu de l’importance des sujets alors encore « laissés entre crochets » (notamment le nucléaire) ? Et si à l’inverse, il l’avait été plus tard, juste après les présidentielles ? La démarche pouvait sembler plus logique, mais elle aurait difficilement pu s’adosser à un accord électoral de même portée puisque c’est dès la fin de l’année 2011 que les partis désignaient leurs candidats aux législatives. Or, le principe de co-responsabilité au pouvoir défini par l’accord supposait une représentation significative des écologistes à l’Assemblée nationale.

Il était sans doute inévitable que logique parlementaire et logique présidentielle entrent en conflit, compte tenu de ce calendrier. L’un des intérêts qu’on peut y voir est que l’interrogation, qui reste forte au sein de la gauche, sur la présidentialisation issue des primaires, et l’articulation à organiser entre projet et incarnation personnelle, y a trouvé une expression concrète. À cette contradiction entre logique présidentielle et parlementaire s’est ajoutée l’absence de véritable culture du pouvoir commune au niveau national entre écologistes et socialistes. Certes, Dominique Voynet, Yves Cochet et Guy Hascöet ont participé aux gouvernements de gauche plurielle, certes un accord avait été conclu par Lionel Jospin avec les écologistes en 1997. Il reste qu’en l’absence d’adossement à un groupe parlementaire, cette participation ne pouvait prendre la forme d’une véritable alliance, comme celles qui ont pu exister en Allemagne. En 1981, l’Union de la gauche entre le PS et le PC a notamment reposé sur l’existence d’un groupe parlementaire communiste distinct. Pour les écologistes et les socialistes, l’accord préfigure donc une situation politique inédite, que chacun des deux partenaires a peiné à expliquer auprès de ses militants et vis-à-vis de l’opinion publique. Cette difficulté à assumer totalement l’accord tient sans doute au fait que la victoire législative dépendra en grande partie de l’élection présidentielle et qu’il convient de rester prudent compte tenu des déceptions que les élections nationales ont réservées à la gauche depuis dix ans. Dans cette situation d’espoir et d’angoisses mêlés, la question du rôle du mode de scrutin (absence de proportionnelle) et de la bipolarisation qui l’accompagne a été peu évoquée. Pourtant, l’une des dispositions fortes de l’accord entre socialistes et écologistes est bien l’introduction d’une dose substantielle de proportionnelle aux élections législatives qui modifiera le panorama de la représentation nationale.

Le « cadeau électoral » fait aux écologistes n’est que prémisse à de nouvelles règles du jeu qui ne peuvent que favoriser le jeu des alliances à gauche comme à droite. Le rapprochement des cultures socialiste et écologiste reste aussi à faire. Les mois de travail en commun avant la conclusion de l’accord ont été utiles, mais souterrains. Ils n’ont, de plus, concerné que quelques dizaines de personnes et n’ont pu irriguer l’ensemble des deux mouvements. La création d’un pôle écologique au sein du parti socialiste, ou du courant Utopia commun aux socialistes, aux écologistes et au Parti de gauche, a montré la disponibilité de ce parti sur ces thèmes. Mais il reste à aller plus loin sur plusieurs sujets essentiels pour avancer dans une discussion approfondie et un projet commun aux deux familles politiques : en-dehors de la question énergétique, il faudrait réfléchir à la place à accorder à la croissance, à ce que recouvre la notion de progrès, aux liens entre innovation, recherche et industrie, à une stratégie commune d’aménagement des territoires ou, dans un autre registre, à la place de la France dans le monde.

La gestion des finances publiques et la place à accorder aux investissements de long terme sont aussi des questions essentielles. Pour les socialistes, des questions spécifiques se posent : avec l’arrivée des écologistes, comment traiter l’allié traditionnel, le parti communiste, même si la création du Front de gauche autour de Jean-Luc Mélenchon a fait évoluer la donne ? La dynamique écologique s’est créée en partie grâce à la porosité électorale avec le vote socialiste. C’est la première fois que les socialistes signent un accord commun avec une force montante, puisque dans les années 1970 le programme commun, qu’on pourrait être tenté de comparer à la situation actuelle, avait permis à l’inverse d’imposer progressivement une domination des socialistes sur les communistes et joué un rôle dans l’élection de François Mitterrand en 1981.

Un troisième type de critiques vis-à-vis de cet accord a émergé autour de l’idée d’une certaine forme d’incompatibilité entre le projet écologiste et le modèle français. C’est autour de cette idée que se sont organisées nombre des attaques de la droite, qu’il s’agisse de la défense de l’excellence nucléaire française ou du droit de veto français au Conseil de sécurité de l’ONU. Cette approche fait écho à la polémique qu’avait déclenchée la position critique d’Eva Joly sur le défilé du 14 Juillet. Au-delà de certaines outrances, ces positions éclairent sur la nécessité d’une clarification sur ce qu’on entend par conversion écologique de l’industrie, alors même que la perte d’emplois industriels en France est un sujet de préoccupation permanent depuis plusieurs décennies. Et ce d’autant plus que les champions industriels français qu’on identifie le plus facilement appartiennent au secteur énergétique, à l’automobile, l’aéronautique voire au secteur de l’armement, tous secteurs voués à la reconversion ou à la disparition par le nouveau modèle de développement que les écologistes appellent de leurs souhaits.

Est-ce à dire que la conversion écologique de l’économie française est impossible ? Certes non, mais on comprend bien qu’en période de fortes incertitudes économiques et sociales, les propositions écologistes doivent affronter davantage d’interrogations sur leur crédibilité, leur bienfondé et leur mise en oeuvre dans le temps. Les termes mêmes de conversion ou de reconversion renvoient implicitement à la reconversion de secteurs comme la sidérurgie et aux difficultés qui n’ont jamais été surmontées d’une reconversion des emplois et des territoires. La hausse du chômage et de la précarité rend l’élaboration d’une stratégie détaillée de passage à l’acte particulièrement nécessaire.

Mais c’est aussi en termes symboliques que la charge de la preuve est aujourd’hui du côté des écologistes s’ils veulent progresser dans le débat public et l’espace électoral. Plutôt que de récuser le modèle français auquel les Français sont très majoritairement attachés, sans doute convient-il d’imaginer ce que serait un modèle français écolo-compatible à l’horizon d’une génération, en s’attachant à l’ensemble des éléments qui caractérisent aujourd’hui ce modèle : éléments économiques et sociaux, institutionnels, et de présence européenne et internationale. Car au fond, les difficultés des écologistes à se faire reconnaître sur la scène politique française tiennent aussi à certains non-dits et certains impensés qui concernent l’ensemble des acteurs en présence : le modèle français est-il au moins en partie transposable à l’échelle européenne, qu’est-ce qu’une puissance internationale aujourd’hui, quelle force de projection et de représentation internationale peut être celle de la France dans le monde de demain, comment organiser une vision et une stratégie partagées du développement économique et social à l’échelle de la planète ? C’est, me semble-t-il, aux écologistes de porter les débats liés à ces interrogations pour que le modèle français cesse d’être fragilisé par les évolutions du monde et trouve un nouveau rayonnement hors de l’Hexagone.

Deux chemins s’ouvrent aujourd’hui aux écologistes et aux socialistes. Le premier est celui du maintien par chacun d’une identité politique et programmatique dont les derniers épisodes liés à l’élection présidentielle ont conduit à exacerber l’« incompatibilité ». Le second consisterait à structurer une alliance à partir d’un travail de fond sur les perspectives ouvertes au modèle économique et social français dans le monde de demain. En 1997, la création de la gauche plurielle avait esquissé un schéma d’alliance à gauche. Faute de reposer sur un exercice des responsabilités du pouvoir réellement équilibré entre les socialistes et leurs partenaires, elle n’avait pas permis de véritable rapprochement des familles politiques et des solutions. Les perspectives sont aujourd’hui différentes : la nécessité de penser dans un même mouvement des propositions économiques, sociales et écologiques a beaucoup progressé, comme celle de penser les politiques publiques au-delà du court terme. Il reste que l’ampleur de la crise et les pesanteurs d’une certaine sociologie du pouvoir représentent deux obstacles essentiels à une nouvelle alliance entre socialistes et écologistes. Pour se concrétiser, celle-ci suppose que les socialistes en assument plus nettement encore la démarche, et que les écologistes s’engagent avec clarté dans des compromis. Enfin, cette alliance peut-elle faire durablement l’impasse sur le reste de la gauche ?

Pourquoi je suis opposée au recours à l’égard de la loi pénalisant le génocide arménien

Le 23 janvier dernier, le Sénat adoptait une loi pénalisant la négation du génocide arménien. Quelques jours plus tard, cette loi était déférée au Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy déclarait alors qu’un nouveau projet de loi serait déposé s’il y avait annulation. Depuis des semaines, des manifestations pour et contre la loi se sont succédées témoignant de la sensibilité et des enjeux d’actualité autour d’un génocide qui s’est pourtant produit en 1915.

Depuis plusieurs années, je me suis engagée aux côtés des Arméniens de France sur la nécessité de faire progresser la reconnaissance du génocide par le gouvernement turc. Je crois que cette loi pouvait avoir cette vertu, alors même que certains Arméniens vivant en France sont confrontés au négationnisme ordinaire. Dans le refus de la loi qui s’est exprimé avec force du côté du gouvernement turc, c’est le déni qui s’est une fois de plus manifesté. Avec des débats autour d’une vraie contradiction: certes le génocide s’est déroulé en Turquie mais le génocide est par nature un événement universel.

Le groupe Europe écologie les verts du Sénat a choisi de voter contre cette loi ( ce n’est pas la position qui avait été adoptée par  les députes EELV).

Je n’avais pas pris de position publique, souhaitant respecter une forme de réserve. Mais plusieurs sénateurs EELV se sont ensuite associés au recours en inconstitutionnalité. Cette fois j’estime nécessaire de faire part de mon désaccord pour trois raisons essentielles:

- je ne crois pas que la politique ne doive pas se mêler d’histoire. Il peut selon moi y avoir des lois mémorielles, s’il est parfaitement clair que la loi ne se substitue pas à la recherche. Le droit, la politique et l’histoire ont des liens forts. Autant il est indispensable que les recherches historiques progressent et fassent la lumière sur les événements, particulièrement les plus sensibles et douloureux, autant s’imaginer qu’on puisse séparer histoire et politique est un leurre! Que près d’un siècle après ce génocide, on en soit encore à affirmer qu’il convient de mener des recherches montre bien qu’une chape de plomb politique pèse sur ce sujet;

- l’argument sur l’électoralisme de cette loi est compréhensible mais fait peser sur les Arméniens une culpabilité qu’ils n’ont pas à assumer. Que droite et gauche choisissent de faire passer cette loi juste avant des échéances électorales, quitte à brouiller tout message et à prendre les Arméniens en otage est une erreur. Cela ne remet pas en cause la gravité des faits et du négationnisme;

- le résultat de cette confusion pourrait être de créer un risque de guerre des mémoires et de nouvelles divisions entre Français et personnes habitant sur notre sol. Ainsi le gouvernement turc a commencé d’affirmer que cette loi était anti-musulmane.

Attention aux amalgames, sachons conserver à l’esprit que le génocide est un événement de portée universelle dont la reconnaissance n’a rien à voir avec un choix fait en faveur des chrétiens comme le suggère cette argumentation.

EELV – présidentielle: rencontre Franco-Allemande

Vendredi 30 septembre les verts allemands et Europe écologie- les verts se sont rencontrés à Paris pour échanger sur plusieurs sujets essentiels: économie, énergie, questions internationales, démocratie et intégration.

Je faisais partie de la délégation française du groupe “démocratie et intégration”. Les échanges ont porté sur l’éducation, les processus d’intégration, la promotion de la diversité et la définition d’une politique d’immigration. Nous avons esquissé des axes de propositions qui se concrétiseront lors d’une nouvelle rencontre a Berlin en début 2012. Lire la suite ‘EELV – présidentielle: rencontre Franco-Allemande’

Journées d’été d’EELV – mon programme

Du 18 au 21 j’étais à Clermont-Ferrand pour les journées d’été d’Europe Écologie les Verts. Vous pourrez retrouver plsu d’informations sur ces journées dans la semaine sur le site qui leur est dédié http://jde.eelv.fr et sur le site d’eelv http://www.eelv.fr.

Responsable du projet 2012, ces 4 jours m’ont permis d’intervenir sur la démocratie, le “printemps arabe”, la stratégie présidentielle des écologistes, et le modèle français. Ce fût aussi l’occasion de travailler au coté d’Eva Joly sur le programme.

Mercredi 18 aout, après midi, participation au séminaire sur la campagne d’eva Joly organise par Sergio Coronado et Stéphane Sitbon;
Jeudi 19 aout petit déjeuner sur la fondation de l’écologie politique organise par Jean Paul Besset;
Jeudi 19 aout première réunion informelle du Conseil d’orientation politique (12h30/14heures), instance du conseil Federal chargée de discuter du projet et de l’actualité politique;
Jeudi 19 aout plénière “printemps arabe” animée par Hélène Flautre et Dany Cohn Bendit. Intervention sur l’Algérie;
Vendredi 20 août intervention au forum sur les nouvelles formes de la démocratie, anime par Noel Mamere
Vendredi 20 aout intervention aux cotes de Dany Cohn Bendit a une réunion sur le thème “présidentielles/ législatives quel rôle pour les écologistes?”
Vendredi 20 aout organisation et animation du premier forum de la fondation de l’écologie politique sur le thème ” le modèle Francais est-il écolo compatible?” avec comme intervenants Olivier Ferrand président de Terra Nova, Jean Daniel Levy d’Harris interactive, Daniel Cohn Bendit co président du groupe vert au Parlement européen et Geneviève Azam présidente du conseil d’orientation d’Attac.
Samedi  21 aout intervention a la plénière sur les perspectives de la VIe République, animée par Jean vincent Place avec comme intervenants Clémentine Autin de la Phase, Francis Parny du Front de gauche, Bastien Francois professeur de droit et Marylise Lebranchu députée socialiste, présidente de la Fédération nationale des élus socialistes

http://www.eelv.fr

Dany Cohn Bendit, Lucile Schmid à Issy-les-Moulineaux, 16 mars


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la vidéo 1 et la vidéo 2

Esprit Mars Avril 2011 – Avancées et reculs démocratiques

En attendant le projet (politique)

par Lucile Schmid (lire la revue esprit)

L’élection présidentielle de 2012 suscite déjà des inquiétudes, et une forme de déception anticipée. Près de 10 ans après 2002, les prophéties angoissantes se multiplient : risque d’un nouveau 21 avril, ou d’un 21 avril à l’envers (candidat de gauche et Marine le Pen au second tour), retour de l’abstention, quand l’élection de 2007 avait été marquée par une réelle mobilisation, y compris des quartiers défavorisés.

Cette élection apparaît comme une ultime session de rattrapage pour les deux partis qui dominent la vie politique française, l’UMP et le PS. Pour le PS qui n’a plus gagné d’élection présidentielle depuis 1988, les enjeux sont essentiels Lire la suite ‘Esprit Mars Avril 2011 – Avancées et reculs démocratiques’

André Santini récidive dans l’insulte

Santini Imbécile Livre

Vous avez retrouvé l’esprit des municipales. C’est là que vous avez gagné. Vanves est une terre d’émigration avec Guy Janvier que vous allez renvoyer et Lucile Schmid… que vous m’avez refilé…avant les puces. Elle est complètement givrée. On avait une usine d’incinération. Je ne savais pas qu’on était devenu une décharge.
André Santini

C’est ce que déclarait, selon le journal local vanvesauquotidien, le député-maire d’Issy en réunion publique le 7 mars.

En 2007 André Santini m’avait qualifiée publiquement de « déesse des Carpathes », de « pauvre conne », ou avait déclaré « elle se prend pour Ségolène Royal ».

Dès le premier jour de la campagne des cantonales André Santini a récidivé dans l’insulte. A-t-il peur de deux semaines de débat démocratique? A-t-il peur des élections? Lire la suite ‘André Santini récidive dans l’insulte’

7 mars 2011 – J’ai signé le pacte du logiciel libre

Vous le trouverez ici.

Cette signature est conforme au programme départementale porté par l’ensemble des candidats Europe Écologie-Les Verts des Hauts-de-Seine. La proposition 88 du programme propose en effet:

“Pour une meilleure utilisation des fonds publics, soutenir l’usage des logiciels libres pour les applications informatiques départementales, notamment dans les collèges. Proposer les ordinateurs réformés aux associations du département.”

Propositions: Un Conseil général plus démocratique, bien géré, éthique et efficace

1. Organiser les droits de l’opposition au Conseil général

information en amont, présidences de commission, accès aux dossiers des services.

2. Réduire le train de vie du Conseil général

indemnités de représentation, indemnités de transport d’élus rémunérés, contrôle des frais de fonctionnement…

3. Engager un diagnostic  énergétique

puis un plan départemental d’économies d’énergie et d’isolation des bâtiments du Conseil général.

4. augmenter les crédits sur des projets de transformation écologique et sociale

portés par les associations, les PME… en utilisant les économies réalisées pour

5. Renforcer la coopération entre le Conseil général et les différentes collectivités territoriales,

de la région à la commune, quelles que soient les majorités politiques ;

6. Sur les grands projets, organiser la concertation

avec les associations, la société civile et les acteurs locaux  du Conseil général.

7. Exclure les banques utilisant des paradis fiscaux

de tout partenariat avec le département, comme l’a fait la Région Ile-de-France.

1er mars 2011 – Lucile Schmid, canton Issy-Est

Le 1er Mars, avec Corinne Praznoczy, candidate à Vanves, nous avions invité les Vanvéens et les Isséens à venir discuter avec Cécile Duflot et Vincent Gazeilles, conseiller général Europe Écologie des Hauts-de-Seine.L’occasion pour chaun d’entre nous d’expliquer ce en quoi le projet d’EELV est avant tout Faire De La Politique Autrement.

1er mars 2011 – Lucile Schmid, canton Issy-Est,…, les autres vidéos de la soirée sont ICI

Samedi 5 mars à Issy-les-Moulineaux

5mars à Issy, Que seront nos villes demain?
Issy-Est, Lucile Schmid invite Alain Fleischer, Olivier Mongin, Emmanuelle Cosse et Vincent Gazeilles

Les révolutions arabes nous invitent à un retour sur nous mêmes

Depuis plusieurs semaines nous vivons à l’heure des révolutions arabes : Tunisie, Egypte, Libye. On nous parle théorie des dominos, chute du mur de Berlin et révolution de 1848 pour évoquer des précédents et essayer de trouver des explications. Certains comme Nicolas Sarkozy et son entourage en profitent sans vergogne pour susciter les peurs et réveiller en chacun un sentiment de différence par rapport à des pays que le Président de la République présente comme dangereux  par nature (terrorisme et risque migratoire).

En 1996 j’avais écrit un livre « la seconde guerre d’Algérie, le quiproquo franco-algérien ». Après plusieurs années passés en Algérie je revenais dans cet ouvrage sur les relations très proches entre pouvoir français et algérien et je montrais notamment comment les généraux algériens savaient instrumentaliser nos peurs françaises : peur de l’Islam, peur des algériens qui avaient lutté pour leur indépendance, peur aussi de nos propres comportements pendant la guerre d’Algérie avec les exécutions sommaires, la torture et le drame des harkis jamais assumé par la France. Il me semblait essentiel d’écrire et de témoigner sur le fait que mon pays, la France valait mieux que des options politiques éculées qui recouvraient des intérêts économiques et financiers communs des deux côtés de la Méditerranée. Ce livre a symbolisé un tournant dans ma vie ; c’est après l’avoir écrit que j’ai eu envie de m’intéresser de plus près au fonctionnement de l’Etat en France, puis de me présenter en politique et d’y porter un projet où la démocratie ne soit plus seulement un mot mais des actes. C’est l’expérience algérienne qui m’a aidée à comprendre combien les principes français, particulièrement l’égalité devraient être portés par des politiques différentes pour s’inscrire dans la réalité. En ayant vécu en Algérie j’ai compris les discriminations à l ‘œuvre dans la société française, les inégalités territoriales et mesuré le conservatisme du monde politique français.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy continue à penser qu’il peut utiliser ces vieilles peurs Lire la suite ‘Les révolutions arabes nous invitent à un retour sur nous mêmes’

Remaniement

On avait beaucoup attendu le grand remaniement de l’automne et celui-ci avait déçu : reprise en main de la vieille garde UMP/RPR, fin de l’ouverture avec les départs de Kouchner et d’Amara, ou des personnalités comme Rama Yade, et le départ  trop tardif d’Eric Woerth rattrapé par les affaires.

Le remaniement du 27 février déçoit encore. Comme à l’automne cette déception n’est même pas due à des raisons de personnes. La cause est entendue : nous avons un hyper-président qui s’est d’ailleurs chargé de nous annoncer ce remaniement. Ministres ou conseillers spéciaux sont d’abord là pour porter sa parole jusqu’aux extrêmes limites de la décence. Y a-t-il vraiment une différence aujourd’hui entre un ministre et un conseiller à l’Elysée ? Au fond tout dépend de la faveur présidentielle… et de ses disgrâces.

Il est ainsi étonnant qu’on qualifie de victoire d’Alain Juppé le départ de Claude Guéant de l’Elysée pour l’Intérieur. Alain Juppé aura-t-il les coudées plus franches pour mener la politique étrangère française? Qui croit à cette fable sinon lui. ? On peut déjà anticiper que ce sera Nicolas Sarkozy Lire la suite ‘Remaniement’

La vidéosurveillance : beaucoup de bruit pour rien, par Caroline Mécary

Caroline Mécary est avocate au barreau de Paris. Elle a participé à différents procès concernant les droits LGBT. Membre de la Commission permanente du Conseil régional dont elle est élue depuis 2011, elle est aussi membre du Conseil d’administration du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) et du MOTIF, observatoire du livre et de l’écrit en Ile de France.

 

Aggravant encore la situation pourtant déjà préoccupante, la Loi LOPSSI 2 a entendu généraliser la vidéosurveillance, et faciliter les modalités d’installation des systèmes de vidéosurveillance et d’exploitation des fichiers, allant même jusqu’autoriser des personnes privées à exploiter des images du domaine public.

Ce mouvement, porté par la droite et soutenu du bout des lèvres par une partie de la gauche, témoigne du peu de considération que prêtent les élus qui y recourent aux effets désastreux de la vidéosurveillance sur les libertés publiques, ainsi que du manque d’information de ces derniers s’agissant des effets réels de la vidéosurveillance sur les chiffres de la délinquance.

Dangereuse pour les libertés publiques, la vidéosurveillance s’avère aussi inutile que coûteuse pour la collectivité.

Libertés publiques en danger

La vidéosurveillance, conjuguée à d’autres outils de traçage des individus tels que les fichiers, construit une société de la surveillance généralisée où les libertés publiques sont réduites à néant sous le prétexte fallacieux du bien être des populations surveillées. Nul ne conteste que la généralisation de la vidéosurveillance a pour effet de réduire en conséquence la sphère de la vie privée : les faits et gestes des individus se voient ainsi Lire la suite ‘La vidéosurveillance : beaucoup de bruit pour rien, par Caroline Mécary’

Forum Libération Grenoble – abstention 3/3

Cette semaine, je diffuserai une longue contribution au débat pour le forum
libération de Lyon auquel je participerai dimanche prochain.


Quel est le message que je peux adresser aux abstentionnistes ?

Le premier message est évidemment de retrouver le chemin de la parole, entre élus et électeurs,  de faire revivre l’agora démocratique.

Mais ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui certains élus ont enserré les électeurs dans une relation clientéliste, ils ont instauré avec eux une forme de donnant/donnant,  « je te donne mon vote et j’appuierai une demande de logement, d’emploi, de dérogation au droit commun ». Je crois que les élus doivent tout faire pour une meilleure qualité de vie. Mais je crois aussi et surtout que nous devons conserver le sens de la collectivité, des projets communs, de l’intérêt général et de la morale publique. L’attention aux autres est essentielle en politique et elle doit s’accompagner de la mise en œuvre d’une « incorruptibilité ». Le message principal que je souhaite faire passer aux électeurs c’est qu’ensemble nous fassions retrouver à la politique ces lettres de noblesse démocratiques.

Forum Libération Grenoble – abstention 2/3

Cette semaine, je diffuserai une longue contribution au débat pour le forum
libération de Lyon auquel je participerai dimanche prochain.


Comment je comprends l’abstention ?

Je comprends l’abstention comme un message adressé par les électeurs à ceux qui se présentent devant eux. C’est un message de défiance ou de découragement : « vous ne correspondez pas à nos attentes et nos aspirations, vos préoccupations ne sont pas les nôtres, je n’ai pas envie que vous me représentiez ». Je ne vois pas du tout l’abstention comme un « je m’en foutisme » . D’ailleurs un nombre croissant de personnes souhaiterait qu’on comptabilise le vote blanc. Il y a aussi parfois un sentiment qu’il y a trop d’élections et que les enjeux de ces élections ne sont pas connus et expliqués. Ce n’est pas un hasard si le taux de participation est élevé aux élections présidentielles et municipales, pour élire le président et le maire, deux personnages politiques dont le rôle est visible et connu.

Je crois aussi Lire la suite ‘Forum Libération Grenoble – abstention 2/3′

Forum Libération Grenoble – abstention 1/3

Cette semaine, je diffuserai une longue contribution au débat pour le forum
libération de Lyon auquel je participerai dimanche prochain.


Quel est mon engagement contre l’abstention et mes engagements politiques?

Lutter contre l’abstention pour moi c’est d’abord redonner confiance dans la démocratie, que les citoyens récupèrent du pouvoir qu’il s’agisse du pouvoir de décider et d’agir, du pouvoir de débattre, ou du pouvoir de décrypter la réalité. Améliorer le lien entre ceux qui représentent la société et la société elle-même repose sur un changement de nature du pouvoir : plus de démocratie c’est moins de pouvoir technocratique mais au moins autant de compétence, c’est aussi redonner à chacun l’envie d’être partie prenante des processus de décision et d’élections.

A titre personnel j’ai d’abord Lire la suite ‘Forum Libération Grenoble – abstention 1/3′

Etats généraux du Renouveau – Grenoble 2011

Je participerai dimanche 30 janvier à Grenoble au forum libération. Retrouvez moi lors du  débat “Les   femmes vont vous donner envie de voter” de 11:30 à 12:45 en compagnie de Anne Hidalgo, Marie-Laure Sauty de Chalon, Christelle de Cremiers, Leila Aichi, Sandrine Belier, Gwendoline Delbos-Corfield, Laure Lechatellier, et Caroline Punset.

Le programme complet du Forum Liberation de Grenoble et le site du forum.

Cantonales d’Issy – Contexte et orientation

En 2008, dans Parité Circus, je revenais sur l’orientation que j’avais voulu donner à ma campagne législative de 2007.

L’orientation de ma campagne était sans ambiguïté: à l’opposé du positionnement d’André Santini. Mon programme, c’était le non-cumul intégral des mandats si j’étais élue députée, en insistant sur le renouvellement générationnel et l’accès des femmes aux responsabilités, l’accent mis sur mes compétences en matière de réforme de l’Etat et de finances publiques, d’immigration et de diversité. Comme à chaque campagne, certaines bonnes âmes me conseillèrent de ne pas dire que j’étais énarque et de dissimuler au mieux que mon port d’attache était au ministère des Finances. Comme chaque fois, je décidais d’assumer cette identité professionnelle. Je ne me suis tout de même pas forcée à faire l’ENA, avec une bourse et en y consacrant de longues années moroses de ma jeunesse, pour en avoir honte ensuite!

Je souhaite revenir sur le sens de ma candidature aux cantonales à Issy face au candidat UMP sortant Paul Subrini.

Après la fusion d’Europe écologie et des Verts à Lyon ce week-end et la création d’un nouveau mouvement de l’écologie politique deux messages ressortent :

     

  • la volonté de créer un mouvement dont le projet et l’identité politique soient selon les mots de Daniel Cohn Bendit contre les inégalités sociales, « au delà de la gauche » et ancré dans l’antisarkozysme ;
  • l’obligation d’ouvrir le monde politique à la société, de le « déprofessionnaliser » et de le rendre plus exemplaire (non cumul…).

Dans ce contexte, quel est l’enjeu de ces élections cantonales pour les candidats de notre mouvement? Que signifie pour moi être candidate Europe écologie-les verts sur le canton d’Issy Est ?

Ne nous trompons pas d’abord d’échelle. Il s’agit bien d’élire les conseillers généraux au niveau du département des Hauts de Seine, et non de faire un galop d’essai municipal. Il s’agit aussi de la dernière élection cantonale avant la réforme territoriale qui fusionnera les mandats de conseiller régional et de conseiller général. L’échelle territoriale à venir est celle d’un territoire où les décisions auront une portée nationale, voire européenne, surtout en Ile de France, surtout dans le département des Hauts de Seine dont le PIB est égal à celui de la Belgique.

Pour l’identité politique, nous devons donner chair à un positionnement qui ne doit surtout pas être le « ni, ni ». C’est en le déclinant en projet alternatif au projet départemental de l’actuelle majorité des Hauts de Seine que nous pourrons convaincre. Comme Eva Joly a pu le faire sur le budget et la fiscalité au niveau national, prenons le risque de proposer d’autres politiques pour notre département. Qu’il s’agisse du contenu (lutte contre les inégalités sociales et territoriales, transports, aménagement du territoire, équipement scolaire et logement…) ou de la méthode (démocratie, économie, débat politique…) nous pouvons faire autrement, et mieux. Nous devons faire une proposition ambitieuse et qui porte sur l’ensemble des sujets d’intervention du département. L’écologie politique est une pensée de la société, elle est une pensée de gouvernement, elle doit être visionnaire et gestionnaire;

L’ouverture du monde politique à d’autres profils que les profils traditionnels de ceux entrés en politique jeunes et qui par le jeu du cumul des mandats y restent leur vie durant, est souhaitée par de nombreux citoyens… Cette « déprofessionnalisation » est aussi la meilleure manière de faire changer le système. Lors de ma première campagne aux législatives à Issy en 2002 j’avais été « reprise » par un électeur après avoir parlé du « métier » de député. C’est vrai, aucun mandat n’est un métier. Mais beaucoup en font leur métier. Alors assumons d’avoir une profession (j’ai personnellement toujours choisi de concilier activité professionnelle et engagement) une famille et des amis, et de penser pouvoir être un élu sérieux et compétent. Ce serait déjà un programme révolutionnaire. Car aujourd’hui être élu c’est trop souvent d’abord faire de la présence, obéir aux pratiques d’appareil et attendre son tour. Il ne s’agit d’ailleurs pas pour moi de faire de la morale mais d’affirmer clairement que trois questions préalables se posent pour un élu: au service de quel projet, pour quoi faire et avec quelles méthodes démocratiques ?

C’est dans l’une des lignes force de l’identité d’Europe écologie-les verts que se trouve la réponse: passer d’une culture de la soumission à une culture de l’émancipation.

Les Assises nationales du Rassemblement des écologistes

Les Assises nationales du Rassemblement des écologistes, dernière étape du processus du rassemblement où sera notamment adopté le nom du mouvement unifié de l’écologie, se tiendront le samedi 13 novembre 2010 à Lyon à partir de 14h au Centre des Congrès.

Suivez l’actualité des Assises sur http://www.europe-ecologie.fr/

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