Archive pour la catégorie 'EELV'

Avec Eva Joly, Inanna de Carolyn Carlson

Le samedi 11 février, Eva Joly a annoncé son projet à Roubaix. Une des villes les plus touchées de France par les questions de reconversion industrielle. Une ville aussi où il existe une véritable tradition écologiste.

Depuis 2005, Carolyn Carlson y a pris la direction du centre chorégraphique national. L’annonce de notre projet était aussi l’occasion d’une rencontre entre cette grande artiste et Eva Joly la veille du meeting de celle-ci, le 10 février au soir. Deux femmes nées la même année et qui partagent des convictions communes. Carolyn Carlson à travers son spectacle sur l’eau notamment, a montré toute l’importance qu’elle accordait à l’équilibre du monde et au lien entre cet équilibre naturel et celui des êtres humains. A l’écouter l’écologie devenait la façon la plus naturelle et la plus “artistique” de faire de la politique.

Et puis après cette rencontre, c’était la découverte du spectacle” Inanna.” Un spectacle créé au moment de l’arrivée de Carolyn Carlson à Roubaix  qui évoque dans un chatoiement de décors, d’étoffes, de musiques la destinée des femmes, de 7 femmes très différentes dont la vie passe par la séduction, la maternité, la fuite, la souffrance, la joie, l’espièglerie…l’élan et la complexité des émotions se mêlent.

Un spectacle qui rassure sur le fait que l’inspiration vient aussi des engagements.

Socialistes et écologistes : les chocs culturels d’une alliance

Article paru dans le dernier numéro de février de la revue Esprit:

À la mi-novembre 2011, le parti socialiste et Europe Écologie-les Verts signaient un accord de mandature pour 2012-2017. Cet accord a marqué un moment important de la précampagne et est appelé, en cas de victoire de la gauche, à orienter les choix politiques d’une présidence d’alternance. Aussi les difficultés de son élaboration comme les critiques qui ont accueilli sa présentation permettent-elles de saisir le moment politique dans lequel nous sommes et les difficultés des deux grandes sensibilités de gauche à formuler des projets communs, alors même que la crise sociale, économique et environnementale actuelle appelle une rencontre et une reformulation des cultures politiques propres à chacune de ces sensibilités. Membre de la délégation d’Europe Écologie-les Verts sur la partie programmatique de l’accord dès avril 2011, ancienne socialiste, j’ai souhaité livrer à chaud quelques réflexions sur cet accord, non pour en donner une interprétation « faisant foi » mais afin de m’interroger sur la perspective qu’ouvre ce processus et le sens à donner aux nombreuses réactions qu’il a suscitées.

Un accord législatif en période présidentielle

Des accords entre socialistes et écologistes, il y en a déjà eu dans le passé. Mais le contexte de crise change la donne et le calendrier électoral impose des choix. En effet, les résultats électoraux des écologistes sont en nette progression depuis 2009 et le lancement d’Europe Écologie. En l’absence d’une évolution du mode de scrutin, cette progression ne pouvait cependant se poursuivre pour les élections législatives. Quant à l’élection présidentielle, elle leur a toujours été défavorable. C’est donc un cycle électoral plutôt négatif qui attendait les écologistes sans une alliance avec les socialistes. L’intérêt des socialistes à nouer un accord, pour être moins immédiatement perceptible, n’en était pas moins réel : l’alliance par anticipation donnait à voir les contours d’une nouvelle majorité, co-responsable dans les décisions difficiles (ce n’est pas un hasard si l’accord prévoit la solidarité sur le budget et le financement de la Sécurité sociale). D’avril à novembre 2011, deux négociations se sont tenues en parallèle. L’une sur le contenu de ce que pourrait être cet accord de mandature, l’autre de nature électorale, avec la volonté pour les écologistes de pouvoir constituer a minima en 2012 un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale avec un objectif affiché de trente à quarante députés.

Sur le plan programmatique, des groupes de travail composés à parité de socialistes et d’écologistes ont débattu sur les principaux thèmes de cette négociation : énergie et infrastructures, économie et questions sociales, institutions et réforme de l’État et des collectivités locales, éducation et culture, questions relatives au lien social (dont l’immigration et la santé), questions internationales et de défense. L’Europe, souvent évoquée, a été traitée simultanément dans les groupes sur l’économie et les institutions. Les groupes ont travaillé de manière classique sur la définition d’un diagnostic, l’élaboration de propositions et l’identification des points difficiles relevant d’un arbitrage politique. Sans surprise, ceux-ci portaient essentiellement sur l’énergie (arrêt du nucléaire) et les institutions (introduction de la proportionnelle pour les élections législatives). Des différences d’approche ont été perceptibles sur l’éducation, sur la présidentialisation du régime, sur l’immigration. Mais elles n’ont jamais conduit à remettre en cause des valeurs et un diagnostic communs sur la situation économique et sociale de la France.

À peine conclu, l’accord suscitait déceptions, indignation et remous. L’AFP titrait sur un texte a minima. Mediapart révélait que les socialistes, craignant des difficultés sociales insurmontables pour la reconversion de la filière, avaient retiré sans en faire part aux écologistes un paragraphe sur le combustible MOX. Une véritable campagne de la presse conservatrice se déclenchait sur le thème de l’irresponsabilité de François Hollande et des socialistes, accusés d’avoir cédé aux « écolos dingos » en bradant le modèle industriel français et des centaines de milliers d’emplois. Jean-François Copé entamait une lecture minutieuse de l’accord, sommant point par point François Hollande et les socialistes de marquer leurs distances par rapport au texte et de reconnaître qu’ils s’étaient laissés aller à des alliances d’appareil. Chez les écologistes, même si l’accord était adopté à une large majorité par les instances du parti, certains militants faisaient part de leur désappointement devant un texte qui, à leurs yeux, tournait le dos au projet écologiste pour quelques circonscriptions. Eva Joly elle-même avouait son malaise. Enfin, côté socialiste, des voix s’élevaient contre l’accord électoral, et la montée de François Bayrou dans les sondages conduisait à s’interroger sur le bien-fondé d’une alliance qui, dans ces conditions, ne constituait pas un atout évident pour les présidentielles.

Une rencontre contre-nature ?

Cet accord peut-il introduire une logique d’alliance durable entre socialistes et écologistes ? À l’évidence, le contexte de crise économique et financière a joué un rôle important dans le scepticisme qui a accueilli le texte. Alors que chaque proposition avancée par un candidat à la présidentielle est immédiatement questionnée sous l’angle du « comment faire sans creuser le déficit des finances publiques ? », cette esquisse d’un programme de mandature plus de six mois avant les législatives n’a pas été complètement prise au sérieux. Trop d’ambition est vite lue aujourd’hui comme suspecte, ou au mieux comme une abstraction, un exercice de prospective irréel… Pourquoi associer aussi étroitement programme et accord électoral si ce n’est pour habiller la distribution des places ? Cette vision cynique traduit aussi les grands stéréotypes de notre théâtre politique : le contenu n’y est qu’un décor, les mots sonnent creux avant même d’être écrits, etc. Mais n’est-ce pas faire là un procès d’intention à une initiative qui assume de vraies ambitions ? Alors que la gauche s’est vue si souvent accusée de ne pas être vraiment différente de la droite lorsqu’elle est aux affaires, ce texte, qui choisit d’aborder à la fois la question des valeurs et celle de la mise en oeuvre concrète d’un projet de gauche, prend justement le risque d’entrer dans le réel.

Nombre de réactions défavorables s’expliquent également par la contradiction entre une logique parlementaire, celle de l’accord, et une logique présidentielle, celle que revêt de plus en plus la pratique de la Ve République. L’inversion du calendrier électoral, alors que les mandats présidentiel et législatif ont la même durée, a accentué cette présidentialisation. La pratique sarkozyste en a également été un élément essentiel. Mais surtout, les primaires citoyennes, en mobilisant trois millions d’électeurs, ont introduit un facteur inédit de présidentialisation à gauche. Le calendrier a aussi participé au malentendu. Conclu quelques mois plus tôt, à l’été 2011, l’accord aurait reçu un accueil plus favorable. Mais aurait-il alors pu être approuvé par les deux partis, compte tenu de l’importance des sujets alors encore « laissés entre crochets » (notamment le nucléaire) ? Et si à l’inverse, il l’avait été plus tard, juste après les présidentielles ? La démarche pouvait sembler plus logique, mais elle aurait difficilement pu s’adosser à un accord électoral de même portée puisque c’est dès la fin de l’année 2011 que les partis désignaient leurs candidats aux législatives. Or, le principe de co-responsabilité au pouvoir défini par l’accord supposait une représentation significative des écologistes à l’Assemblée nationale.

Il était sans doute inévitable que logique parlementaire et logique présidentielle entrent en conflit, compte tenu de ce calendrier. L’un des intérêts qu’on peut y voir est que l’interrogation, qui reste forte au sein de la gauche, sur la présidentialisation issue des primaires, et l’articulation à organiser entre projet et incarnation personnelle, y a trouvé une expression concrète. À cette contradiction entre logique présidentielle et parlementaire s’est ajoutée l’absence de véritable culture du pouvoir commune au niveau national entre écologistes et socialistes. Certes, Dominique Voynet, Yves Cochet et Guy Hascöet ont participé aux gouvernements de gauche plurielle, certes un accord avait été conclu par Lionel Jospin avec les écologistes en 1997. Il reste qu’en l’absence d’adossement à un groupe parlementaire, cette participation ne pouvait prendre la forme d’une véritable alliance, comme celles qui ont pu exister en Allemagne. En 1981, l’Union de la gauche entre le PS et le PC a notamment reposé sur l’existence d’un groupe parlementaire communiste distinct. Pour les écologistes et les socialistes, l’accord préfigure donc une situation politique inédite, que chacun des deux partenaires a peiné à expliquer auprès de ses militants et vis-à-vis de l’opinion publique. Cette difficulté à assumer totalement l’accord tient sans doute au fait que la victoire législative dépendra en grande partie de l’élection présidentielle et qu’il convient de rester prudent compte tenu des déceptions que les élections nationales ont réservées à la gauche depuis dix ans. Dans cette situation d’espoir et d’angoisses mêlés, la question du rôle du mode de scrutin (absence de proportionnelle) et de la bipolarisation qui l’accompagne a été peu évoquée. Pourtant, l’une des dispositions fortes de l’accord entre socialistes et écologistes est bien l’introduction d’une dose substantielle de proportionnelle aux élections législatives qui modifiera le panorama de la représentation nationale.

Le « cadeau électoral » fait aux écologistes n’est que prémisse à de nouvelles règles du jeu qui ne peuvent que favoriser le jeu des alliances à gauche comme à droite. Le rapprochement des cultures socialiste et écologiste reste aussi à faire. Les mois de travail en commun avant la conclusion de l’accord ont été utiles, mais souterrains. Ils n’ont, de plus, concerné que quelques dizaines de personnes et n’ont pu irriguer l’ensemble des deux mouvements. La création d’un pôle écologique au sein du parti socialiste, ou du courant Utopia commun aux socialistes, aux écologistes et au Parti de gauche, a montré la disponibilité de ce parti sur ces thèmes. Mais il reste à aller plus loin sur plusieurs sujets essentiels pour avancer dans une discussion approfondie et un projet commun aux deux familles politiques : en-dehors de la question énergétique, il faudrait réfléchir à la place à accorder à la croissance, à ce que recouvre la notion de progrès, aux liens entre innovation, recherche et industrie, à une stratégie commune d’aménagement des territoires ou, dans un autre registre, à la place de la France dans le monde.

La gestion des finances publiques et la place à accorder aux investissements de long terme sont aussi des questions essentielles. Pour les socialistes, des questions spécifiques se posent : avec l’arrivée des écologistes, comment traiter l’allié traditionnel, le parti communiste, même si la création du Front de gauche autour de Jean-Luc Mélenchon a fait évoluer la donne ? La dynamique écologique s’est créée en partie grâce à la porosité électorale avec le vote socialiste. C’est la première fois que les socialistes signent un accord commun avec une force montante, puisque dans les années 1970 le programme commun, qu’on pourrait être tenté de comparer à la situation actuelle, avait permis à l’inverse d’imposer progressivement une domination des socialistes sur les communistes et joué un rôle dans l’élection de François Mitterrand en 1981.

Un troisième type de critiques vis-à-vis de cet accord a émergé autour de l’idée d’une certaine forme d’incompatibilité entre le projet écologiste et le modèle français. C’est autour de cette idée que se sont organisées nombre des attaques de la droite, qu’il s’agisse de la défense de l’excellence nucléaire française ou du droit de veto français au Conseil de sécurité de l’ONU. Cette approche fait écho à la polémique qu’avait déclenchée la position critique d’Eva Joly sur le défilé du 14 Juillet. Au-delà de certaines outrances, ces positions éclairent sur la nécessité d’une clarification sur ce qu’on entend par conversion écologique de l’industrie, alors même que la perte d’emplois industriels en France est un sujet de préoccupation permanent depuis plusieurs décennies. Et ce d’autant plus que les champions industriels français qu’on identifie le plus facilement appartiennent au secteur énergétique, à l’automobile, l’aéronautique voire au secteur de l’armement, tous secteurs voués à la reconversion ou à la disparition par le nouveau modèle de développement que les écologistes appellent de leurs souhaits.

Est-ce à dire que la conversion écologique de l’économie française est impossible ? Certes non, mais on comprend bien qu’en période de fortes incertitudes économiques et sociales, les propositions écologistes doivent affronter davantage d’interrogations sur leur crédibilité, leur bienfondé et leur mise en oeuvre dans le temps. Les termes mêmes de conversion ou de reconversion renvoient implicitement à la reconversion de secteurs comme la sidérurgie et aux difficultés qui n’ont jamais été surmontées d’une reconversion des emplois et des territoires. La hausse du chômage et de la précarité rend l’élaboration d’une stratégie détaillée de passage à l’acte particulièrement nécessaire.

Mais c’est aussi en termes symboliques que la charge de la preuve est aujourd’hui du côté des écologistes s’ils veulent progresser dans le débat public et l’espace électoral. Plutôt que de récuser le modèle français auquel les Français sont très majoritairement attachés, sans doute convient-il d’imaginer ce que serait un modèle français écolo-compatible à l’horizon d’une génération, en s’attachant à l’ensemble des éléments qui caractérisent aujourd’hui ce modèle : éléments économiques et sociaux, institutionnels, et de présence européenne et internationale. Car au fond, les difficultés des écologistes à se faire reconnaître sur la scène politique française tiennent aussi à certains non-dits et certains impensés qui concernent l’ensemble des acteurs en présence : le modèle français est-il au moins en partie transposable à l’échelle européenne, qu’est-ce qu’une puissance internationale aujourd’hui, quelle force de projection et de représentation internationale peut être celle de la France dans le monde de demain, comment organiser une vision et une stratégie partagées du développement économique et social à l’échelle de la planète ? C’est, me semble-t-il, aux écologistes de porter les débats liés à ces interrogations pour que le modèle français cesse d’être fragilisé par les évolutions du monde et trouve un nouveau rayonnement hors de l’Hexagone.

Deux chemins s’ouvrent aujourd’hui aux écologistes et aux socialistes. Le premier est celui du maintien par chacun d’une identité politique et programmatique dont les derniers épisodes liés à l’élection présidentielle ont conduit à exacerber l’« incompatibilité ». Le second consisterait à structurer une alliance à partir d’un travail de fond sur les perspectives ouvertes au modèle économique et social français dans le monde de demain. En 1997, la création de la gauche plurielle avait esquissé un schéma d’alliance à gauche. Faute de reposer sur un exercice des responsabilités du pouvoir réellement équilibré entre les socialistes et leurs partenaires, elle n’avait pas permis de véritable rapprochement des familles politiques et des solutions. Les perspectives sont aujourd’hui différentes : la nécessité de penser dans un même mouvement des propositions économiques, sociales et écologiques a beaucoup progressé, comme celle de penser les politiques publiques au-delà du court terme. Il reste que l’ampleur de la crise et les pesanteurs d’une certaine sociologie du pouvoir représentent deux obstacles essentiels à une nouvelle alliance entre socialistes et écologistes. Pour se concrétiser, celle-ci suppose que les socialistes en assument plus nettement encore la démarche, et que les écologistes s’engagent avec clarté dans des compromis. Enfin, cette alliance peut-elle faire durablement l’impasse sur le reste de la gauche ?

Pourquoi je suis opposée au recours à l’égard de la loi pénalisant le génocide arménien

Le 23 janvier dernier, le Sénat adoptait une loi pénalisant la négation du génocide arménien. Quelques jours plus tard, cette loi était déférée au Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy déclarait alors qu’un nouveau projet de loi serait déposé s’il y avait annulation. Depuis des semaines, des manifestations pour et contre la loi se sont succédées témoignant de la sensibilité et des enjeux d’actualité autour d’un génocide qui s’est pourtant produit en 1915.

Depuis plusieurs années, je me suis engagée aux côtés des Arméniens de France sur la nécessité de faire progresser la reconnaissance du génocide par le gouvernement turc. Je crois que cette loi pouvait avoir cette vertu, alors même que certains Arméniens vivant en France sont confrontés au négationnisme ordinaire. Dans le refus de la loi qui s’est exprimé avec force du côté du gouvernement turc, c’est le déni qui s’est une fois de plus manifesté. Avec des débats autour d’une vraie contradiction: certes le génocide s’est déroulé en Turquie mais le génocide est par nature un événement universel.

Le groupe Europe écologie les verts du Sénat a choisi de voter contre cette loi ( ce n’est pas la position qui avait été adoptée par  les députes EELV).

Je n’avais pas pris de position publique, souhaitant respecter une forme de réserve. Mais plusieurs sénateurs EELV se sont ensuite associés au recours en inconstitutionnalité. Cette fois j’estime nécessaire de faire part de mon désaccord pour trois raisons essentielles:

- je ne crois pas que la politique ne doive pas se mêler d’histoire. Il peut selon moi y avoir des lois mémorielles, s’il est parfaitement clair que la loi ne se substitue pas à la recherche. Le droit, la politique et l’histoire ont des liens forts. Autant il est indispensable que les recherches historiques progressent et fassent la lumière sur les événements, particulièrement les plus sensibles et douloureux, autant s’imaginer qu’on puisse séparer histoire et politique est un leurre! Que près d’un siècle après ce génocide, on en soit encore à affirmer qu’il convient de mener des recherches montre bien qu’une chape de plomb politique pèse sur ce sujet;

- l’argument sur l’électoralisme de cette loi est compréhensible mais fait peser sur les Arméniens une culpabilité qu’ils n’ont pas à assumer. Que droite et gauche choisissent de faire passer cette loi juste avant des échéances électorales, quitte à brouiller tout message et à prendre les Arméniens en otage est une erreur. Cela ne remet pas en cause la gravité des faits et du négationnisme;

- le résultat de cette confusion pourrait être de créer un risque de guerre des mémoires et de nouvelles divisions entre Français et personnes habitant sur notre sol. Ainsi le gouvernement turc a commencé d’affirmer que cette loi était anti-musulmane.

Attention aux amalgames, sachons conserver à l’esprit que le génocide est un événement de portée universelle dont la reconnaissance n’a rien à voir avec un choix fait en faveur des chrétiens comme le suggère cette argumentation.

Le mythe du nucléaire pas cher s’effondre

Il y a 50 ans que les différents gouvernements français ont engagé notre pays dans la production d’énergie nucléaire. Or jamais ses coûts n’ont été réévalués. Le dernier rapport de la Cour des comptes dévoilé hier n’y parvient  pas complètement, sur le démantèlement, les déchets ou les risques majeurs. Mais, avec ce rapport, un nouveau mythe s’effondre, celui de l’énergie nucléaire en tant qu’énergie bon marché par rapport aux autres énergies comme les renouvelables.

Ci-dessous, le communiqué de presse d’Eva Joly suite à la sortie du rapport de la Cour des Comptes:

Nucléaire : les Français à l’heure du choix

Alors que le rapport de la Cour des Comptes sur le coût du nucléaire a déjà fait couler beaucoup d’encre, les écologistes réunis autour d’Eva Joly, ont tenu à rappeler l’importance de l’élection présidentielle pour l’avenir énergétique de la France.

“La France arrive à un carrefour énergétique. Ou elle persévère dans le risque nucléaire et y réinjecte des centaines de milliards d’euros, ou elle privilégie l’investissement dans les énergies renouvelables et lutte contre le gaspillage énergétique. Entre le nucléaire et la transition énergétique, il faut choisir. Et l’élection présidentielle, c’est l’heure du choix.

Le mythe de l’indépendance énergétique a été dementi depuis fort longtemps par notre dépendance à la ressource en uranium, le mythe du nucléaire sûr a disparu après la catastrophe de Fukushima, le rapport de la Cour des Comptes montre aujourd’hui que c’est le mythe du nucléaire à bas coût qui s’effondre aujourd’hui.

Avec le rapport de la cour des comptes, nous commençons seulement à découvrir le coût réel de l’énergie nucléaire en France. Le nucléaire pas cher n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera jamais. Pour protéger les Français de l’augmentation du prix du nucléaire, du pétrole ou du gaz, je veux engager la transition énergétique. Sortie du nucléaire programmée en 20 ans,  rénovation thermique des logements, développement des énergies renouvelables, nouvelle tarification de l’électricité et du gaz…telles sont les axes d’un futur énergétique sobre et efficace.”

Les Verts décident d’axer leur campagne sur le thème de la “République propre”

Le Monde édition du 20/10/2011

Eva Joly lors de son meeting de campagne au Cabaret sauvage, à Paris, le 18 octobre.
Eva Joly lors de son meeting de campagne au Cabaret sauvage, à Paris, le 18 octobre.AFP/MEHDI FEDOUACH

Enfin, on va pouvoir parler d’eux ! Les écologistes avaient anticipé ce moment où les socialistes, qui saturaient l’espace médiatique, seraient moins envahissants. Ils en ont profité pour relancer la campagne d’Eva Joly.

Réunis au Cabaret sauvage, dans le 19e arrondissement de Paris, mardi 18 octobre, pour annoncer une souscription en faveur de la candidate, les dirigeants d’Europe Ecologie-Les Verts ont montré qu’ils pouvaient, après une semaine de bourdes politiques – un soutien appuyé à Martine Aubry suscitant des commentaires acerbes de François Hollande –, définir enfin un axe de campagne pour les huit mois qui viennent.

AXE DE CAMPAGNE
“François Hollande va incarner la gauche gestionnaire et crédible, Jean-Luc Mélenchon sera à lui seul le pôle de radicalité et, nous, nous serons celui de la République propre, d’une République restaurée dans ses valeurs”, explique Stéphane Sitbon, un des stratèges du parti. Cet axe de campagne a été décidé au cours des dix derniers jours, avec l’assentiment des plus attachés à l’écologie, comme le député de Paris Yves Cochet.
L’intérêt d’une campagne centrée autour des “valeurs” et de la défense de l’intérêt général – “le bien commun”, dit Eva Joly – est double : il permet de parler aussi bien d’éthique que d’environnement et il colle étroitement à la personnalité et au parcours de la candidate qui doit l’incarner.
L’axe de campagne déterminé, il reste à le défendre. Avec François Hollande, les écologistes ont définitivement opté pour une cohabitation virile. “J’ai entendu François Hollande reprendre, au 20 heures de TF1, ma formule sur la République exemplaire. Je ne me souviens pas qu’il ait pris des positions exemplaires sur le cumul des mandats, ni vis-à-vis du PS marseillais”, a ironisé Mme Joly.

“LA FRANCE QUE J’AIME”
La candidate s’est employée méthodiquement à “présidentialiser” son image, sacrifiant au rite patriotique et républicain avec des formules telles que “la France que j’aime”, “la France pour laquelle je me bats”. S’étant fait remarquer en critiquant le défilé militaire du 14-Juillet, elle assure: “J’ai aimé la France, un pays où une simple jeune fille au pair peut devenir députée européenne et, aujourd’hui, candidate à l’élection présidentielle. Ce que la France m’a donné, je veux le lui rendre.”
Un des pontes du mouvement se disait tranquille en comptant “huit mois pour réussir la campagne”. Autrement dit le temps qui va s’écouler d’ici aux élections législatives. Le nombre de députés dans la future Assemblée nationale est le véritable souci des Verts.
Anne-Sophie Mercier

Article paru dans l’édition du 20.10.11

EELV – présidentielle: rencontre Franco-Allemande

Vendredi 30 septembre les verts allemands et Europe écologie- les verts se sont rencontrés à Paris pour échanger sur plusieurs sujets essentiels: économie, énergie, questions internationales, démocratie et intégration.

Je faisais partie de la délégation française du groupe “démocratie et intégration”. Les échanges ont porté sur l’éducation, les processus d’intégration, la promotion de la diversité et la définition d’une politique d’immigration. Nous avons esquissé des axes de propositions qui se concrétiseront lors d’une nouvelle rencontre a Berlin en début 2012. Lire la suite ‘EELV – présidentielle: rencontre Franco-Allemande’

L’association Negawatt a publié le 29 septembre son scénario 2011.

En évoquant les principes d’une démarche définie en 2001 (sobriété, efficacité, recours aux énergies renouvelables, travail d’une quinzaine d’experts et de praticiens de l’énergie), Negawatt rappelle l’urgence de la transition énergétique et propose un scénario pour la période 2012-2050.

A l’horizon 2050, la société française atteint un objectif de 90% d’énergies renouvelables. La sortie du nucléaire s’effectue en 22 ans en fermant progressivement les centrales en fonction de critères pondérant sécurité et ancienneté du parc. Lire la suite ‘L’association Negawatt a publié le 29 septembre son scénario 2011.’

Sénat – élection d’André Gattolin dans les Hauts-de-Seine

Aujourd’hui André Gattolin troisième sur la liste “Changer le Sénat “, a été élu sénateur Europe écologie-Les Verts aux côtés de Philippe Kaltenbach (PS) et Brigitte Gonthier Maurin (PC). Alors que la gauche a fait basculer le Sénat pour la première fois de la Ve République, la droite a marqué le pas dans son fief des Hauts de Seine. Divisée entre 4 listes (une UMP officielle, une UMP dissidente, une Nouveau Centre et une divers droite) elle a perdu un siège au profit de la liste de la gauche unie. Le sénateur sortant du Modem Denis Badre a par ailleurs fait les frais de la division des centristes entre pro et anti majorité présidentielle puisque c’est Hervé Marseille du Nouveau Centre qui a été élu. L’entrée d’André Gattolin au Sénat confirme la volonté d’Europe écologie -les Verts d’ouverture vers des personnes ayant des parcours et des engagements différents de ceux du milieu politique classique: engagé auprès de Dany Cohn Bendit, partisan d’une approche transnationale et européenne des questions de société, André Gattolin pourra apporter au Sénat un autre regard et d’autres méthodes de travail. La gauche ne doit pas renoncer a réformer le Sénat. Mais elle ne doit pas ce soir bouder le plaisir d’une victoire qu’elle doit à son union et à sa dynamique.

Journées d’été d’EELV – mon programme

Du 18 au 21 j’étais à Clermont-Ferrand pour les journées d’été d’Europe Écologie les Verts. Vous pourrez retrouver plsu d’informations sur ces journées dans la semaine sur le site qui leur est dédié http://jde.eelv.fr et sur le site d’eelv http://www.eelv.fr.

Responsable du projet 2012, ces 4 jours m’ont permis d’intervenir sur la démocratie, le “printemps arabe”, la stratégie présidentielle des écologistes, et le modèle français. Ce fût aussi l’occasion de travailler au coté d’Eva Joly sur le programme.

Mercredi 18 aout, après midi, participation au séminaire sur la campagne d’eva Joly organise par Sergio Coronado et Stéphane Sitbon;
Jeudi 19 aout petit déjeuner sur la fondation de l’écologie politique organise par Jean Paul Besset;
Jeudi 19 aout première réunion informelle du Conseil d’orientation politique (12h30/14heures), instance du conseil Federal chargée de discuter du projet et de l’actualité politique;
Jeudi 19 aout plénière “printemps arabe” animée par Hélène Flautre et Dany Cohn Bendit. Intervention sur l’Algérie;
Vendredi 20 août intervention au forum sur les nouvelles formes de la démocratie, anime par Noel Mamere
Vendredi 20 aout intervention aux cotes de Dany Cohn Bendit a une réunion sur le thème “présidentielles/ législatives quel rôle pour les écologistes?”
Vendredi 20 aout organisation et animation du premier forum de la fondation de l’écologie politique sur le thème ” le modèle Francais est-il écolo compatible?” avec comme intervenants Olivier Ferrand président de Terra Nova, Jean Daniel Levy d’Harris interactive, Daniel Cohn Bendit co président du groupe vert au Parlement européen et Geneviève Azam présidente du conseil d’orientation d’Attac.
Samedi  21 aout intervention a la plénière sur les perspectives de la VIe République, animée par Jean vincent Place avec comme intervenants Clémentine Autin de la Phase, Francis Parny du Front de gauche, Bastien Francois professeur de droit et Marylise Lebranchu députée socialiste, présidente de la Fédération nationale des élus socialistes

http://www.eelv.fr

Eva Joly sera la candidate d’EELV aux présidentielles de 2012

La victoire d’Eva Joly dans cette primaire de l’écologie est nette. D’autant plus nette que la participation aura été forte -près de 70%. Cette victoire marque une réelle adhésion a cette candidature profondément atypique par rapport au système de la Ve République. Devenue femme politique après avoir été une femme engagée de longue date contre la corruption et pour les valeurs de justice, Eva Joly apportera a la campagne pour les élections présidentielles de 2012 ce qui manque tant a la politique Française: une dimension européenne et internationale, la sincérité et l’opiniâtreté a porter un autre modèle économique, et la profondeur d’analyse.

Agenda

Samedi, j’étais invitée au conseil Utopia dans le 7ème pour discuter des perspectives politiques d’EELV et de sa coopérative. Pascal Durand m’accompagnait.  Hier matin le groupe local EELV d’issy s’est réuni à 11 heures. Puis j’étais à 13 heures avec Eva Joly et les militants EELV à la Villette pour pique nique .  Ce matin 9 heures, je participe au conseil politique d’Eva Joly à l’assemblée nationale.

Pour Eva Joly, pour la diversité des parcours

A lire sur  EvaJoly.fr

Primaire Ecolo

Jeudi 9 juin débat entre les 4 candidats  à la primaire écologiste a Paris a la bellevilloise. Le premier débat avait eu lieu le 6 a Toulouse.

C’est l’occasion pour moi de découvrir le style et les engagements de Henri Stoll et Stephane Lhomme, deux candidats dont les médias ne perlent guère. Les duels font davantage vendre…

Des questions des deux journalistes je retirent celles sur la régulation mondiale, l’agriculture, la manière différente de pratiquer le pouvoir des écologistes et la gestion de crise (quid si une nouvelle bactérie tueuse apparaissait). Et les internautes qui demandent s’il y a un patriotisme écolo…

La philosophie est commune, les styles sont incontestablement différents. Nicolas Hulot seul candidat à être un peu à coté à cause de son aura mediatique se fait interpeller par Stephane lhomme. Celui ci l’accuse de sa conversion récente sur certains sujets et surtout dénonce le mécénat de sa fondation par de grands groupes dont le positionnement est à l’opposé des valeurs écolos: Areva, GDF Suez, total. Rien de neuf mais la forme de l’accusation est violente. Hulot répond calmement et pour moi marque des points. Quant à moi je reste fidèle à Eva Joly dont la profondeur et la connaissance des dossiers me semblent garantir un vrai lien entre les engagements de la campagne électorale et la pratique du pouvoir.

Mais la révélation de ce débat c’est surement Henri Stoll. Maire et conseiller général en Alsace région qui a suscité nombre de vocations écolos il parle avec ses tripes et raconte son parcours d’élu de terrain dans un territoire marqué à droite. Il parle  de ses engagements en faveur de la création d’un état palestinien et fait preuve d’un humour salutaire dans cette compétition ou la tension est palpable.

En l’écoutant je me dis que le vie politique française souffre d’une vraie fragmentation démocratique. Quelle que soit la qualité de la prestation de Stoll personne ne l’imagine vraiment l’emporter. Pas assez connu des médias dans un contexte de primaires ouvertes (le lendemain dans le compte rendu de la soirée sur France inter il ne sera jamais question d’Henri Stoll).

Ne serait ce pourtant pas en  faisant apparaitre des candidats dont le discours et le parcours soit moins formaté que l’on pourrait donner à chacun l’envie de voter?

Retour sur le congrès EELV

Une semaine après le congres fondateur d’Europe Écologie les verts c’est le temps du bilan.

Un peu reposée après une période fatigante où j’avais été débattre avec de nombreux adhérents du mouvement pour faire connaitre la Motion dont le premier signataire était Dany Cohn Bendit, voici mes premières impressions:

La réélection de Cécile  Duflot sur la base d’une Motion de synthèse m’a fait plaisir. Je n’ai jamais fait campagne contre Cécile mais avec Dany. Comme trop souvent dans la mécanique des congres de partis politiques l’affrontement entre personnes a pris le pas (au moins dans la présentation médiatique ) sur le débat de fond.
Je reste persuadée que comme le disait notre texte le montage de la coopérative et les discussions autour de la manière d’en tirer le meilleur pour le mouvement politique seront l’un des enjeux passionnants des années a venir. Que le goût de la politique revienne a la société française voilà qui nous ferait plaisir ….

Ce congres a d’abord été pour moi l’occasion de rencontrer et mieux connaitre les militants. Engagés de toujours aux verts, nouveaux adhérents, experts des questions de territoire (souvenir important d’une réunion sur les différentes visions du grand Paris dans les Yvelines), des relations nord/sud ou de la sortie du nucléaire, les discussions de soirée dépassaient vite le cadre des motions.
Après le congres je me sens plus que jamais enracinée dans ce parti ” réseau” comme nous l’avions qualifié dans notre Motion. Je forme un vœu que Dany Cohn Bendit trouve la place portante qui doit être la sienne dans nos perspectives. Pour changer la politique nous devons donner à chacun sa place et rompre avec une vision concurrentielle du pouvoir… plus facile a dire qu’à faire. Mais n’est ce pas ce qu’attend la société pour refaire de la politique?

26 mai, Les jeudis de l’écologie :” Abstention : danger ! “

Jeudi 26 mai à 19h30

à La Bourse du Travail de Saint-Denis

9, rue Génin, 93200 Saint-Denis

Métro : Saint-Denis Porte de Paris (Ligne 13)

Intervenants : 

Céline Braconnier, co-auteur de “La Démocratie de l’abstention”, Maître de recherche sur la démobilisation électorale à l’Université de Cergy / Séverine Teissier, Fondatrice de l’association Anticor pour le combat contre la corruption et pour la réhabilitation du politique - anticor.org / Alain Ngamukol, Agent de police des chemins de fer, Vice-président de l’association Taos Tseux pour la résolution non violente des conflits et pour une sécurité solidaire dans les quartiers 

Animatrice : Christelle de Crémiers, fondatrice du collectif des Engagées
Grands témoins : Lou-Andréa Avenel, Karima Delli, Charlotte Nenner, Eva Sas, Lucile Schmid, Anne Souyris

Entrée libre – accueil à partir de 19h15

Ce Jeudi de l'Écologie vous est proposé en partenariat avec le collectif des Engagées - engagees.fr 

Congrès: retour sur les dernières semaines

Vous l’aurez sans doute  lu ou entendu, le mouvement Europe Écologie Les Verts est entré dans une période de congrès. Il s ‘agit de choisir une organisation pour le mouvement, une orientation politiques, ainsi que des méthodes de travail qui nous permettront de poursuivre dès la fin 2011 l’effort politisation de l’écologie qu’a porté EELV depuis 2 ans. La confiance que nous a apportée une partie de la population ces dernières années et les débats en cours dans la société nous poussent à poursuivre en ce sens.

Je me suis  fortement impliquée dans ce  congrès depuis la fin des élections cantonales. Si le choix de soutenir et participer à l’une ou l’autre des motions n’est pas simple tant il semble déterminer des possibilités futures d’engagement dans le mouvement, il m’a semblé assez évident que la motion proposée par Daniel Cohn-Bendit et José Bové (Construire l’Écologie pour Tous et Toutes – CETT) me correspondait le mieux. Elle porte cette volonté identique d’ouverture du mouvement écologiste. C’est ce qui en avait fait l’un des candidats crédibles pour gérer les affaires des territoires  ces dernières années. C’est ce qui le rendra crédible à gérer le pays dans son ensemble à l’avenir.

J’ai représenté cette motion lors des commissions des finances du mouvement les 6, 10, 12 et 14 mai.

Cette période de congrès est aussi pour moi aussi l’occasion de rencontrer les militants écologistes et de discuter du projet dont je co-anime les groupes de travail avec Denis Baupin et Anne Souyris. Premier acte le 2 mai dans les Hauts-de-Seine, puis à Paris 18ème le 10 mai, à Montreuil le 11 mai,  puis dans le 20ème la semaine dernière, Paris 2 le 20 mai et ce soir, je serai aux Clayes sous bois dans les Yvelines.

Parallèlement, je participais le 12 mai au dîner du club Europa Nova, ouvert par Dany Cohn Bendit, pour le lancement d’un réseau de jeunes responsable européen. Le 19 mai, j’étais au rendez-vous des Jeudi de l’écologie “comment renouveler la démocratie?”. Et le 21 mai aux états généraux du Nucléaire, aux cotés de Eva Joly, Nicolas Hulot et Cécile Duflot.

Le Mouvement Europe Écologie Les Verts se prépare aux échéances de 2012. Je sais que nous serons prêts!

Sur l’avenir du socialisme

LE PSU, DES IDÉES POUR UN SOCIALISME AU XXIe SIÈCLE ?
J’ai appris la nouvelle de l’arrestation de Dominique Strauss Kahn alors que je me trouvais avec Alain Lipietz à un colloque à Cerisy qui portait sur l’avenir du socialisme.L’occasion de revenir sur l’histoire du PSU et en particulier sur les liens entre projet, pratique du pouvoir et changements du monde. Qu’avions nous vu dans les années 1960? Que n’avons nous pas vu ? Qu’est ce qu’être un vrai social démocrate? s’est interrogé Michel Rocard, le plus connu des représentants du PSU.
Alors que nous venons de commémorer l’arrivée au pouvoir  il y a 30 ans de François Mitterrand et et que les perspectives de 2012 restent marquées par les difficultés à concilier contraintes et vision de gauche. Ce moment de retour sur  l’histoire de la gauche invitait à trouver profondeur et ardeur programmatique.

CE QUE L’AFFAIRE DSK PEUT NOUS INSPIRER.
Sans se prononcer sur ce que va être le déroulement de l’affaire Strauss Kahn on doit remarquer que depuis une décennie les élections présidentielles sont loin d’un beau scénario démocratique. En 2002 c’est l’élimination de Lionel Jospin au premier tour, en 2007 c’est l’élection de Nicolas Sarkozy sur le “travailler plus pour gagner plus” devenu progressivement un cauchemar pour les salariés à mesure qu’augmente la précarité et la souffrance du travail, en 2011 la politique semble se dissoudre dans la question des mœurs. N’est il pas temps de changer nos institutions et à tout le moins de renverser le calendrier électoral en donnant au parlement une place prépondérante par rapport à élection présidentielle? Et ainsi isoler la gestion des biens publics et du destin commun des histoires privées.

Agenda CETT – Congrès EELV

Nous sommes à un tournant démocratique de l’écologie politique en France. Il existe aujourd’hui un enjeu majeur : à l’image de nos amis d’outre-Rhin, déployer le souffle d’une écologie populaire, faire progresser nos idées avec le plus grand nombre de nos concitoyen-nes, dépasser cette désespérance qui provoque l’abstention et le repli nationaliste. Lire la suite ‘Agenda CETT – Congrès EELV’

Eva Joly: «Je serai la candidate de la sortie du nucléaire»

Paru le 10/05/2011 sur liberation.fr / Eva Joly, députée européenne et candidate à l’investiture écologiste.

«A un an de la présidentielle, la défaite de Nicolas Sarkozy est loin d’être acquise. Une des conditions permettant de l’emporter est celle de la clarté et du courage. Les écologistes et la gauche ne peuvent l’emporter sur un malentendu ou pire sur une ambiguïté. Nous devons dire clairement quelle politique sera menée. Sinon, comment entrainer l’adhésion populaire sans laquelle rien n’est possible? La victoire dépend moins de savantes combinaisons entre appareils que de la dynamique politique et sociale portée par une alliance nouvelle.

«C’est une vague citoyenne qui doit se lever pour porter dans le même mouvement l’alternance gouvernementale et l’alternative politique. J’essayerai donc de susciter la mobilisation des citoyens, à partir de mesures précises que je présenterais aux français et que je livrerais au débat commun des forces de transformation sociale. Lire la suite ‘Eva Joly: «Je serai la candidate de la sortie du nucléaire»’

Un référendum sur le nucléaire en France !

Paru au monde le 13.05.11 / José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, députés européens; Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme.


Au moment de célébrer le triste anniversaire des 25 ans de Tchernobyl, une autre catastrophe a jeté sa lumière froide sur les limites de notre maîtrise collective du feu nucléaire. En 1986, le contexte de guerre froide et les réassurances artificielles prodiguées à l’opinion publique avaient pu prétendre minimiser la portée de cet accident gravissime : les Soviétiques ne se préoccupent pas de sûreté nucléaire, leur système est désuet et non fiable, le nuage s’est dispersé avant d’atteindre le territoire français… Lire la suite ‘Un référendum sur le nucléaire en France !’

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