Ce 7 février, le think tank Terra Nova organisait un dîner avec une trentaine de personnes autour de Jeremy Rifkin, venu à Paris pour présenter son nouveau livre La troisième Révolution industrielle.
Je m’y suis rendue, comme plusieurs élus écologistes et socialistes, des chefs d’entreprises, des intellectuels…
Jeremy Rifkin est revenu sur les deux premières révolutions industrielles et a décrit la troisième, celle du XXIe siècle. Elle se construit autour d’une nécessité, la raréfaction des ressources naturelles et l’épuisement de la planète. Elle se construit aussi à partir d’une volonté croissante des citoyens de s’émanciper, de prendre le pouvoir sensible notamment autour d’Internet.
Pour Jeremy Rifkin, c’est autour de l’énergie produite et mise à disposition de chaque foyer que se crée cette révolution. L’abandon d’un système de production centralisé doit permettre de multiplier les petits centres de production. Chacun peut se sentir un peu responsable et modifier ainsi son comportement de consommateur.
Pour Rifkin, cette évolution est à portée de main. L’épuisement du modèle actuel est partout perceptible de l’Europe à la Chine ou l’Inde. Et la crise économique en est la manifestation immédiate.
Rifkin a exhorte les personnes présentes à renouer avec le génie français qui a toujours été révolutionnaire.
Les participants étaient unanimes pour approuver la feuille de route. Et aussi pour estimer que les modalités de passage à l’acte de cette belle vision restaient à inventer, sans que la campagne de l’élection présidentielle ne donne jusqu’à présent des clés…






