Archive pour la catégorie 'Pensées'



Disons “Non” à la nomination de Jean Sarkozy.

Sortons les Hauts de Seine de leur état d’exception antidémocratique !

La candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD l’établissement public d’aménagement de la Défense va-t-elle enfin susciter un sursaut, une opposition claire et massive qui serait aussi un réflexe de sauvegarde républicain ?

Je l’appelle de mes vœux pour trois raisons : Lire la suite ‘Disons “Non” à la nomination de Jean Sarkozy.’

Je préfère être « has been de gauche » !

logo-ps-newDans l’actualité, l’entrée de personnalités de gauche dans des commissions officielles ou autres lieux de réflexion –Olivier Ferrand, Bettina Laville au sein de la commission Juppé-Rocard- est devenue une information presque banale. Quand ils ne président pas ces commissions –Rocard justement-, ou n’acceptent pas, comme dans le cas de Jack Lang, une mission sur la Corée du Nord après celle sur Cuba. Ce ne sont plus seulement les ministres, mais tout un second cercle du pouvoir présenté comme celui qui l’alimente en idées qui est aujourd’hui marqué par la stratégie dite d’ouverture. Jack Lang par ailleurs seul député de gauche à avoir approuvé la réforme constitutionnelle mais dont on murmure aussi qu’il aurait refusé trois fois d’être ministre. De gauche mais libre au nom et grâce à sa popularité. Comme dans un autre registre Bernard Kouchner. Lire la suite ‘Je préfère être « has been de gauche » !’

Vanves-Info, comme dans un rêve…

Comme beaucoup de Vanvéens je lis Vanves info, le journal de la municipalité. Avez-vous eu, comme moi, l’œil attiré par une double page Arc de Seine (la communauté de communes à laquelle appartient Vanves et que préside André Santini) ? Elle annonce la fusion d’Arc de Seine avec une autre communauté d’agglomération Val de Seine (comprenant Boulogne Billancourt et Sèvres). Mais surtout elle est illustrée par une merveilleuse photo que je n’ai pas résisté au plaisir de vous montrer.

Il y a sur cette photo 8 hommes en cravate et costume sombre, qui sont maire, vice président de…ou député ou sénateur ou ministre (quand ils ne cumulent pas deux ou trois de ces mandats) depuis …allez soyons gentille en moyenne 10/15 ans. Leur sourire montre qu’ils sont heureux. Ils regardent vers « l’avenir » comme le dit la légende de l’image.

Alors, qu’en dites-vous ? Si on leur montrait que l’avenir de la politique dans les Hauts de Seine ce n’est pas cela ? J’ai fait un rêve : des inconnus, compétents, portant des convictions démocratiques, prendraient la responsabilité de cette nouvelle communauté de communes. Ils pourraient même associer les citoyens à l’exercice de leurs responsabilités. Et certains pourraient même être des femmes…
L'Avenir

Indicateurs de développement économique. Au-delà des grand messes.

economie

La remise du rapport Stiglietz hier m’inspire des sentiments mêlés. Le fait que la philosophie de nouveaux instruments de mesure pour compléter le PIB progresse, correspond à mes convictions. Il reste que la mise en scène ultramédiatique qui en a été faite à la Sorbonne me met mal à l’aise. Pas seulement parce que Nicolas Sarkozy en a fait l’occasion d’une promotion personnelle. Aussi parce que les pionniers en France et en Europe de cette nouvelle manière de penser l’économie –Jean Gadray, Dominique Méda par exemple- ont été totalement marginalisés dans ce moment au profit d’économistes plus connus ou plus communicants. Le fait que ceux qui étaient sous les feux de la rampe n’aient pris au sérieux que récemment la philosophie des nouveaux indicateurs semblait presqu’un détail. Lire la suite ‘Indicateurs de développement économique. Au-delà des grand messes.’

Ambiance de rentrée(s)

La rentrée est là. Elle est partout, familiale, professionnelle, politique. Cette année l’envie de ne pas céder au stress que peut créer ce nouveau rythme et ses contraintes l’emporte pour moi. Ou plutôt l’envie de savourer cette rentrée, de profiter des événements nouveaux qu’elle apporte, de savoir aussi prendre le temps d’identifier ce qui est important, d’échapper à l’agitation.

Parce que je suis concernée à la fois comme mère de famille et comme élue, je ne peux m’empêcher de penser que c’est d’abord la rentrée scolaire qui reste l’événement numéro 1, que l’on ait ou pas des enfants d’ailleurs. Avec la rentrée scolaire c’est toute la société qui vit différemment. Au travail ces jours là sont différents. Si on peut, on prend un jour de congé, on rentre plus tôt, il y a de l’émotion dans l’air.

Et le travail ? On dit toujours qu’en France on se remet progressivement au travail. J’ai l’impression du contraire. Comme tous les ans les réunions se bousculent, les « urgences » envahissent l’espace. Une amie au chômage depuis deux ans me disait qu’elle se sentait entourée de gens surmenés alors qu’elle était déprimée, elle par le manque de travail, et envahie par le sentiment qu’elle ne serait plus jamais « employable ». La remontée du chômage nous rappelle cruellement que l’exclusion progresse. Comment ose-t-on dire alors que la crise est finie ?

Rentrée politique enfin. Les primaires se sont imposées chez les socialistes. C’est bien et ce n’est pas assez. Ce qui compte d’abord c’est le projet de société et la capacité à donner du concret. Martine Aubry a tracé à La Rochelle les grandes lignes de sa vision, et lié la rénovation et le projet. Dans la foulée le Laboratoire des idées du parti socialiste que j’anime avec Christian Paul organise le 15 septembre sa première soirée politique pour débattre en présence de Martine Aubry avec les producteurs d’idées qui voudraient être associés au projet socialiste. Quels sont les grands débats de cette rentrée ? D’abord la nature de la crise/mutation que nous vivons, comment nous imaginer un avenir commun, entre dans le faire et quitter le monde de la « com ». Ensuite l’urgence sociale et le sentiment de déclassement ressenti par un nombre croissant de personnes. Et puis évidemment, en cette veille d’élections régionales, les territoires, leur place dans la mondialisation, leur rôle économique et social. C’est souvent dans les régions, les département, les communes qu’on invente, qu’on expérimente. Tandis qu’au niveau national on parle, commente , argumente. Comment faire et débattre ? Comment articuler le spécifique et le général, le philosophique et le concret ?

C’est cela aussi le défi des idées politiques…

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